Contact

Louise Hourcade

louisehourcade1996@gmail.com

  • Facebook - Black Circle
  • Instagram - Black Circle

Clemy

Clemy. Une copine du lycée français. Je me souvenais d'une élève sérieuse et douée malgré les trajets de bus interminables qu'elle se tapait entre le nord de Londres et le lycée français. D'une excellente nageuse (ça claquait au cours de piscine). D'une grande soeur qui emmenait son petit frère regarder passer les trains pendant des heures. (à la même période je mettais encore du poivre dans les draps de la mienne).

Elle a pas changé. Je retrouve son visage doux et bienveillant, ses sourcils volontaires et ses associations de mots improbables - qui lui donnent un petit charme. (Clemy est à moitié française, le reste est very British - ce que je viens d'apprendre, j'ai toujours pensé qu'elle était irlandaise parce qu'elle s'appelle Clemence McAvoy. Mais pas du tout).

Elle me raconte un peu sa vie, les 4 ans que j'ai loupé. BAC ES, puis UCL, en philo et espagnol. Puis elle en a eu marre, elle voulait travailler, n'avait pas encore rencontré ses vrais amis d'université, ne se retrouvait pas dans une philo trop abstraite. 

Clemy aime enseigner. En 4 heures de discussion, le thème de la transmission est beaucoup revenu. Elle a d'abord donné des cours de piscine à des enfants. "J'aime l'honnêteté et l'humour des enfants". Mais à Bogota c'est à des adultes bien plus vieux qu'elle enseigne l'anglais." Au début, on m'a dit de ne pas tisser de liens avec mes étudiants, mais ils sont vite devenus mes copains. Un jour, Un étudiant de 50 ans m'a invité chez sa soeur, à 4h de Bogota. De leur tout petit appart, ils m'ont donné une chambre et ils ont tous campé dans la cuisine. Je me suis demandé ce qu'aurait fait ma famille. " 

" Après le lycée, j'ai eu envie de mettre les voiles. J'ai passé 2 mois en Espagne. Les 3 dernières semaines, j'ai passé beaucoup de temps seule. J'ai perdu ma peur de la solitude. J'étais libre, je rencontrais des gens différents. " 

"En Colombie, on danse à 2. Enfin, tout le monde sauf moi, qui faisais mon truc dans mon coin, à l'occidentale." (Jusqu'à ce qu'un soir, un colombien décide qu'il va danser avec elle. Ils sont toujours ensemble et j'ai l'impression qu'ils sont très amoureux)

"Bogota, c'est un climat bizarre. Pendant 4 mois, tout est trempé, mon appart était devenu une grosse flaque. Puis tout devient très sec."

 

"A partir de 6h, il fait noir, tu sors plus, c'est dangereux". 

"Les rues colombiennes sont incroyables. Il s'y passe toujours un truc, c'est la vie. Des thermos de café gigantesques, des avocats, de la bouffe partout servie par des petits vieux, et tout ça en musique. Je ne me suis jamais sentie seule. Chaque journée avait une petite surprise pour moi, une recette, un oiseau..."

" Rien ne m'a manqué, sauf noël. On a fêté noël avec du sable et un jeu de cartes, c'était bizarre."

" A Bogota, J'ai traduit un article sur le recyclage. Ca m'a parlé. Si ça rejoint l'enseignement, je crois que ça me plairait. En ce moment, je suis un cours de sociologie de l'environnement. Pour l'instant, j'ai surtout compris qu'il ne s'agissait pas forcément de créer de nouvelles technologies ou d'enchainer les innovations, mais de changer la mentalité des gens. It's all about mindsets. Ca passerait par des ateliers, des trucs ludiques."

Les petites choses qui te rendent heureuse ?

Un bon repas. Je déteste un repas bâclé. J'adore préparer un bon déjeuner. Les belles conversations qui font réfléchir et avancer. Nager. J'ai fait une pause lorsque c'est devenu trop sérieux, trop compet', mais j'ai repris avec énormément de plaisir. La Nature. Voir un arbre me rend trop heureuse. Je suis fascinée par les saisons, même quand les arbres sont nus. Ca m'a manqué en Colombie!

La musique. Elle me donne envie de danser, me fait m'imaginer des trucs ou ramènent plein de souvenirs.

Qu'est-ce que tu trouves beau?

L'amour qu'il y a entre les gens. Surtout entre les parents et leurs enfants, une mère et son bébé.

Tu fais confiance à ton instinct?

Enormément. J'écoute mon instinct. Et je me trompe rarement.

Plutôt contemplative ou active? 

Contemplative quand je ne connais pas. J'adore regarder les gens vivre. Les observer dans un café, dans le métro... Mais quand je suis avec des amies, je suis 100% dedans, 100% active.

Des angoisses?

Travailler. Surtout dans le système anglais. Le principe de la dissertation ne correspond pas du tout à ma manière de fonctionner. Je n'arrive ni à gérer mon temps ni à rester chez moi et m'y mettre toute seule. Je dois vraiment trouver un équilibre entre boulot, copains et sport.

 

 Où te sens-tu chez toi?

A Londres. J'ai beau ne pas connaître plein d'endroits, c'est ma ville. Je m'y sens bien.

Ton rapport à ton corps? (question que m'a inspirée la série Cher corps, de Léa Bordier, que j'adoooore) 

J'ai toujours voulu être moins mince. Je me sens pas super sexy. Au lycée, les filles plus formées attiraient plus le regard. Je voulais avoir des seins, des fesses. En Colombie, ils adorent les filles rondes.

Tu as trouvé un sens à ta vie?

Ca fait super canard, mais c'est Victor. Avant, c'était ma famille. Ma grande soeur. Mes meilleures amies. Et puis mes parents ont voulu que je sois indépendante, mes amies sont toujours là mais font leur vie, ont leurs mecs. Je me suis rendu compte que le seul qui est toujours là pour moi, c'est Victor. Il donne un sens à tout.

Si tu avais une heure de plus dans ta journée?

J'irai me promener dans un parc.

Merci Clemy <3 

 

 

AmElie

article en cours !! 

 

Je harcelais Amélie depuis 10 jours pour qu'elle me raconte son séjour au Togo. Finalement, on a parlé du Togo... et d'éducation, de confiance en soi, de mode, d'orientation, des relations humaines, d'empathie... Amélie, c'est une boule de feu coiffée de boucles blondes toutes douces. 

"On a survolé le Nigeria, c'était JAUNE, je te jure. Et puis on est entré au Togo, et c'était vert."

" Au début, un peu dur quand les gens se méfient de toi alors que tu es là pour eux. Mais on a pris le temps de faire le tour du village, de les rencontrer."

"Tu sens qu'ils reçoivent moins d'affection que nous. Je garde le souvenir de cette

petite fille de 6 ans qui m'a serrée fort dans ses bras. Je ne la connaissais pas. Leurs échanges d'affection n'ont rien à voir avec les nôtres. On a beaucoup de chance." 

" Je ne connaissais rien à l'Afrique. Toujours pas grand chose d'ailleurs, mais assez pour changer mon regard. J'ai l'impression qu'on a une connaissance très vague et pleine de généralités sur l'Afrique, qui est un continent immense et très contrasté. 

This site was designed with the
.com
website builder. Create your website today.
Start Now